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Magda Tomasini, nouvelle directrice de l’Ined

jeudi 26 mai 2016, par Magda Tomasini - Directrice de l'Institut national d'études démographiques

Magda Tomasini, nouvelle directrice de l’INED, répond aux questions de l’Alliance Athéna sur ses objectifs et les orientations de recherche de l’institut.

Vous avez récemment été nommée directrice de l’Ined, quels sont vos premiers grands chantiers ?

En premier lieu, le Campus Condorcet [futur campus universitaire parisien dédié aux humanités et aux sciences humaines et sociales]. Le projet architectural vient d’être dévoilé et bien que l’Ined n’y installera son siège qu’en 2019, il s’y prépare dès maintenant. L’immeuble que nous occupons actuellement a d’ailleurs été vendu en mars dernier afin d’apporter un soutien financier au projet. De plus, avec le conseil d’administration nous travaillons sur les modalités d’organisation de notre installation future, en lien avec les autres membres du Campus.

Ensuite, le contrat d’objectifs ; ce document présentera les grandes orientations de l’Ined pour les quatre ans à venir. Nous arrivons au terme du précédent et devons préparer le prochain avec nos tutelles : le ministère de l’Education nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et le ministère des Affaires sociales et de la Santé.

Quelles sont les orientations de recherche actuelles de l’Ined et quelles sont celles que vous souhaitez développer ?

Nous souhaitons maintenir les axes de développement en sciences démographiques ; un domaine dans lesquelles sont rassemblées les thématiques liées à la santé, à l’immigration et à la famille. Cette année, nous avons déjà publié deux ouvrages dans cette perspective : Trajectoires et Origines en janvier, et Parcours de familles en mars.

Du côté des orientations de recherche, nous venons de créer Démosuds. Cette unité de recherche s’intéresse aux populations du Sud, notamment africaines, car leur croissance démographique est très dynamique. Leur étude a toujours fait parti des axes forts de l’Ined et nous le réaffirmons aujourd’hui.

Enfin, nous comptons poursuivre nos collaborations avec les grands instituts démographiques européens : le NIDI (l’Institut national de démographie des Pays-Bas), le Vienna Institute of demography en Autriche, et l’Institut Max Planck à Rostock en Allemagne.

Récemment l’Ined a publié une enquête consacrée à l’amour en ligne en France. Bien que l’Ined s’exprime régulièrement sur d’autres thématiques, celle-ci a particulièrement été reprise par la presse francophone. Regrettez-vous un désintérêt des médias généralistes pour certains sujets de recherche moins « accrocheurs » ?

Non, car beaucoup de nos résultats sont au cœur des débats de sociétés et intéressent ainsi le plus grand nombre. La thématique de l’amour en ligne –aussi légère qu’elle puisse paraître– fournit d’excellents matériaux de recherche. L’étude dont vous parlez a exploré la question de l’attente amoureuse sous l’angle de l’a priori. Son développement a permis de révéler des éléments nouveaux et riches autour du concept de la relation amoureuse.

En 2011, votre prédécesseure Chantal Cases évoquait en interview la « grande tradition d’innovation de l’Ined ». L’utilisation du support d’enquête numérique dit « panel smartphone » était notamment pris pour exemple. Comment ce parti pris se traduit-il en 2016 ?

Par l’utilisation de nouveaux matériaux, comme pour l’enquête que nous évoquions précédemment. Mais aussi, à travers des techniques de recrutement innovantes. Traditionnellement, nous travaillons sur la base du sondage et du recensement de la population, mais dans le cadre de l’enquête LGBT, les personnes sollicitées ont été mobilisées par Internet et les réseaux associatifs.

Il y a deux ans, nous avons également refondu notre site Internet et sommes très présents sur les réseaux sociaux. Enfin, nous enregistrons une partie de nos conférences ; ces supports audiovisuels offrent des éléments de recherche démographique très intéressants.

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